BBAM — « J’AI ENVIE DE FAIRE DE LA MUSIQUE »
BBAM est né sur un lieu de travail, avec une phrase toute simple.
Un collègue vient trouver Funky et lui dit :
« J’ai envie de faire de la musique. »
Il y a seulement un petit problème.
Il ne joue d’aucun instrument.
Et il dispose d’un budget très limité.
Cela aurait pu être la fin de la conversation.
Ce sera le début de BBAM.
TROUVER UNE PORTE D’ENTRÉE
L’envie, elle, est bien réelle.
Alors plutôt que de chercher ce que ce collègue ne sait pas encore faire, Funky commence par se demander ce qu’il pourrait faire.
La réponse arrive après réflexion : le beatmaking.
Il n’est pas nécessaire de maîtriser préalablement une guitare, une basse ou un clavier pour commencer à construire des rythmes, assembler des sons, créer des structures et développer progressivement son propre langage musical.
Reste la question du matériel.
Le budget disponible est modeste et Funky, musicien depuis de nombreuses années, ne souhaite pas orienter un débutant vers un équipement qu’il jugerait trop limité pour travailler dans de bonnes conditions.
Une solution est finalement trouvée : Funky avance la somme nécessaire à l’achat du matériel, avec l’accord qu’elle lui sera remboursée.
Elle le sera intégralement.
L’aventure peut commencer.
ET PUIS ARRIVENT LES PREMIERS MORCEAUX
Quelque temps plus tard, les premières créations arrivent.
Le nouveau beatmaker vient les faire écouter.
Funky écoute, conseille, propose quelques pistes d’arrangement et quelques façons de développer davantage les idées.
Mais surtout, il découvre quelque chose qu’il n’avait pas forcément prévu.
Le gars est bon.
Puis vient un deuxième morceau.
Cette fois, l’écoute change la nature de l’histoire.
Ce qui avait commencé comme un simple coup de main donné à quelqu’un qui voulait découvrir la création musicale devient soudain suffisamment intéressant pour faire naître une autre idée :
Pourquoi ne pas travailler ensemble ?
Et pourquoi ne pas en faire un véritable projet musical ?
BBAM
Le projet trouve son nom :
BBAM.
Quatre lettres pour :
Brussels. Belgium. Alternative. Music.
BBAM devient alors un véritable travail à deux.
Pendant environ deux ans, les idées circulent, les morceaux se construisent et chacun apporte quelque chose au projet.
BBAM développe progressivement son propre univers.
Puis vient le moment où les chemins se séparent.
L’un choisit de poursuivre sa route de son côté.
L’histoire commune s’arrête là.
BBAM, lui, continue.
UN PROJET QUI RESTE VIVANT
La séparation ne change pas l’origine du projet.
BBAM est né d’une proposition de Funky : transformer une envie de faire de la musique en quelque chose de concret, puis transformer les premiers résultats en un véritable projet commun.
C’est pourquoi l’histoire de celui qui a participé à ses débuts n’a pas besoin d’être effacée pour que BBAM puisse continuer à évoluer.
Il en a fait partie.
Il a contribué à ses premières années.
Puis leurs routes ont divergé.
Aujourd’hui, BBAM poursuit son chemin sous l’impulsion de celui qui l’avait créé et qui continue à en développer la musique.
Les outils peuvent changer.
Les morceaux aussi.
Mais quelque chose de la toute première conversation est resté.
Parce qu’avant BBAM, avant le nom, avant les productions et avant le robot devenu son identité visuelle, il y avait simplement quelqu’un qui avait dit :
« J’ai envie de faire de la musique. »
Et quelqu’un d’autre qui, au lieu de lui répondre qu’il ne savait jouer d’aucun instrument, s’était demandé :
« Alors, comment est-ce qu’on va faire ? »
