FAST BEAT

Fast Beat appartient avant tout à l’histoire d’Alain Vandercam.

À cette époque, NUR travaille sur ses morceaux au Studio Molière. Entre Alain et Michel Allard existe alors une forme de compétition créative particulièrement stimulante : l’un arrive avec une nouvelle composition, l’autre l’écoute et revient à son tour avec quelque chose de nouveau. Chacun pousse l’autre à aller plus loin.

Alain vient d’assister à un concert de Depeche Mode lorsqu’il arrive avec Fast Beat.

Le morceau séduit immédiatement le producteur artistique. Il veut l’enregistrer. Il ne lui manque qu’une chose : des paroles.

Alain s’assied.

Une vingtaine de minutes plus tard, elles sont là.

Le titre évoque la vitesse et le rythme. Les paroles, elles, prennent une autre direction : le désir, la séduction, la proximité physique et cette nuit que l’on voudrait voir continuer sans fin.

Fast Beat devient ainsi le produit d’un moment très particulier : l’énergie d’un concert encore présente, l’émulation entre deux musiciens, un morceau suffisamment fort pour être immédiatement retenu — puis un texte écrit presque d’un seul élan.

L’enregistrement original n’avait jamais été masterisé. Des années plus tard, Michel Allard a repris le morceau et réalisé lui-même son mastering, lui permettant de retrouver une forme définitive et d’être publié par KRT Production.

Des années après sa création, le morceau reste le témoignage d’une amitié, d’une émulation créative et d’une aventure musicale partagée.

À la mémoire d’Alain Vandercam.

NUR — KRT Production