B. SIDE

Nous avons tous une face visible. B. Side regarde l’autre.

Le morceau raconte une femme qui vit entre deux réalités. Il y a celle que les autres connaissent, et une seconde face de son existence : celle des paradis artificiels.

Au commencement, cet autre monde peut sembler plus doux. Il offre l’évasion, le rêve, parfois même une forme de joie. Mais ce qui ressemble d’abord à une porte de sortie peut progressivement devenir un endroit dont il est de plus en plus difficile de revenir.

Les paroles jouent constamment sur cette frontière : l’obscurité et la couleur, la réalité et le rêve, le présent et un « nouveau monde », jusqu’à cette attente d’une mystérieuse « quatrième dimension ».

La musique, elle, ne s’arrête jamais. Autour de 160 BPM, les percussions métalliques, les textures électroniques et la répétition installent une mécanique presque implacable. Tandis que le personnage cherche à quitter sa réalité, la machine continue d’avancer.

Créé autour de 1999 avec un système Atari, une synchronisation sur bande et les machines numériques de l’époque, B. Side a été conservé dans son esprit original.

Des années plus tard, Michel Allard en a réalisé le mastering, sans chercher à transformer l’enregistrement en une production contemporaine.

Ce n’est donc pas une relecture du passé. C’est un morceau de ce passé qui a continué son chemin jusqu’à aujourd’hui.

À la mémoire d’Alain Vandercam.

NUR — KRT Production