Vous avez vos morceaux.
Vous répétez.
Vous commencez à bien jouer ensemble.
Très bien.
Maintenant, une question toute simple :
Si demain quelqu’un vous demande : « Montrez-moi votre groupe », qu’est-ce que vous lui montrez ?
Pas seulement ce que vous lui faites écouter.
Ce que vous lui montrez.
Un nom ?
Une photo ?
Une vidéo ?
Un logo ?
Une page avec trois photos prises à six mois d’intervalle et qui ne racontent pas du tout la même chose ?
C’est là qu’un groupe commence à découvrir qu’avoir une musique ne suffit pas encore à avoir une identité.
Et pourtant, cette identité existe probablement déjà.
Il faut simplement la trouver.
COMMENCEZ PAR VOUS, PAS PAR LES AUTRES
Vous aimez un groupe ?
Très bien.
Inspirez-vous-en.
Mais si vous chantez comme lui, jouez comme lui et vous habillez comme lui, vous risquez surtout de devenir « le petit frère de… ».
S’inspirer, oui. Imiter, non.
Un groupe possède quelque chose qu’aucun autre ne peut reproduire exactement : le mélange des personnes qui le composent.
Le batteur vient peut-être du metal.
La guitariste a grandi avec la pop des années 60.
La bassiste écoute du punk.
La claviériste adore l’électro.
La chanteuse a été nourrie par les grandes voix du rock.
Tant mieux.
Ne gommez pas ces différences.
Mélangez-les.
Un peu de l’un finira par déteindre sur l’autre. Votre manière de jouer, de chanter, d’écrire ou même de penser un tempo évoluera au contact des autres.
L’identité d’un groupe naît aussi de cette alchimie.
VOTRE NOM EST DÉJÀ UNE IMAGE
Comment vous appelez-vous ?
Et pourquoi ?
Un bon nom n’est pas nécessairement celui qui paraît le plus spectaculaire. C’est celui qui finit par vous appartenir.
Il doit pouvoir être prononcé, retenu, recherché et associé à votre musique.
Pour un artiste seul, le nom de scène peut également créer une frontière utile entre la personne privée et celle qui monte sur scène. Il ne s’agit pas forcément de se cacher. Il peut simplement s’agir de décider quelle partie de soi devient publique.
Ne cherchez donc pas forcément le nom parfait.
Cherchez le nom vrai.
ET LE LOOK ?
Voilà le moment dangereux.
Parce qu’on pourrait être tenté de vous dire :
« Vous faites du rock ? Alors perfecto. »
« Vous faites du metal ? Alors noir. »
« Vous faites de l’électro ? Alors futuriste. »
Pourquoi ?
Votre musique n’a aucune obligation de ressembler visuellement aux codes de votre genre.
Imaginez cinq musiciennes.
Elles jouent une musique lourde, agressive, bruyante.
Et pour leur photo promotionnelle ?
Elles sont habillées en éboueuses dans un immense hangar industriel abandonné. Derrière elles, un camion-benne porte le nom du groupe :
TRASH MACHINE.
Une basse et une guitare dépassent d’une poubelle.
Absurde ?
Peut-être.
Mais vous avez déjà retenu leur nom.
Le contraste peut faire partie d’une identité. Une apparence sage peut accompagner une musique violente. Une image sophistiquée peut accompagner quelque chose de brutal. L’inverse fonctionne également.
La cohérence artistique ne signifie pas que tout doit se ressembler.
Elle signifie que vos choix racontent quelque chose de vous.
CE QUE VOUS VOUDRIEZ CACHER PEUT AUSSI VOUS RENDRE UNIQUE
Tout le monde n’aime pas son image.
Un détail physique, une posture, une façon de bouger, une particularité que l’on remarque trop soi-même...
La première tentation peut être de la dissimuler.
Mais une singularité peut parfois devenir une force visuelle précisément parce qu’elle n’est pas standardisée.
Cela ne signifie évidemment pas qu’il faut transformer une vulnérabilité en spectacle.
Cela signifie simplement ceci :
vous n’avez pas besoin d’être corrigé pour devenir artiste.
Votre identité visuelle doit partir de vous, pas d’un modèle auquel on chercherait à vous faire ressembler.
REGARDEZ-VOUS JOUER
Posez maintenant un smartphone dans votre local de répétition.
Filmez un morceau.
Puis regardez la vidéo ensemble.
Pas le son.
Regardez-vous.
Qui regarde constamment ses chaussures ?
Qui disparaît derrière son instrument ?
Qui communique avec les autres ?
Que se passe-t-il pendant une intro ?
Que faites-vous lorsqu’un autre membre prend la lumière ?
Il ne s’agit pas d'apprendre une chorégraphie.
Un musicien presque immobile peut avoir une présence extraordinaire. Un autre peut parcourir toute la scène sans rien communiquer.
La question est simplement :
qu’est-ce que le public voit lorsqu’il vous regarde ?
Au début, vous n’avez probablement ni metteur en scène, ni coach scénique, ni chorégraphe.
Alors filmez-vous. Regardez. Discutez. Corrigez ce qui doit l’être. Conservez ce qui vous ressemble.
MAINTENANT, FAITES DES PHOTOS
Pas deux cents.
Quelques bonnes photos valent beaucoup mieux.
Une vraie photo du groupe.
Des portraits individuels si nécessaire.
Une horizontale utilisable pour une affiche ou un site.
Une verticale adaptée à certains réseaux et supports.
Éventuellement une image plus proche de votre univers scénique.
Un smartphone récent peut déjà faire énormément de choses.
Ce qui compte, c’est que lorsqu’on passe d’une photo à l’autre, on retrouve le même groupe.
Pas cinq personnes différentes à chaque publication.
DU LOOK…
À ce stade, vous avez commencé à construire quelque chose.
Un nom.
Un son.
Une attitude.
Une image.
Peut-être un logo.
Des photos.
Une manière de vous présenter.
Voilà votre look.
Pas seulement vos vêtements.
Votre identité visible.
…AU BOOK
Maintenant, rassemblez tout.
Le support importe finalement assez peu. Cela peut être une clé USB lorsque vous rencontrez quelqu’un, mais également un dossier numérique ou un lien que vous pouvez envoyer immédiatement.
Votre book doit permettre à quelqu’un qui ne vous connaît absolument pas de comprendre rapidement :
qui vous êtes, ce que vous faites, ce qu’on peut écouter, ce qu’on peut regarder et comment vous contacter.
On peut y trouver des photos sélectionnées, une courte histoire du groupe, les membres et leurs instruments, quelques morceaux terminés, les liens vers les plateformes, une vidéo live ou une bonne captation de répétition, une setlist avec sa durée, les informations utiles pour jouer et les coordonnées de contact.
Pas besoin d’un roman.
Il faut quelque chose de clair, propre et utilisable.
Parce que le jour où une salle, un organisateur, une radio ou un média vous dit :
« Envoyez-moi quelque chose. »
vous devez pouvoir répondre.
LE BOOK N’INVENTE PAS VOTRE IDENTITÉ
C’est probablement le point le plus important.
Le book ne transforme pas cinq musiciens en groupe.
Il rassemble ce que le groupe a construit.
Il ne fabrique pas une personnalité.
Il la rend visible.
Et personne ne devrait arriver de l’extérieur avec une identité toute faite en vous disant ce que vous devez porter, comment vous devez poser ou à quel autre groupe vous devriez ressembler.
Un accompagnement artistique devrait faire exactement l’inverse :
vous aider à découvrir ce qui, chez vous, mérite d’être montré.
ET KRT DANS TOUT ÇA ?
Chez KRT Production, enregistrer un groupe ne signifie pas simplement brancher des micros, appuyer sur REC et remettre quelques fichiers WAV.
Le son est une étape.
Après l’enregistrement viennent le prémix, le mixage, le mastering, mais aussi, lorsque le projet le demande, les photos, les visuels, les pochettes, les vidéos, la diffusion et la manière de présenter le groupe.
Puis vient le moment de frapper aux portes.
Une salle.
Un organisateur.
Une radio.
Un média.
À ce moment-là, il faut avoir quelque chose à leur montrer.
Du premier contact à la scène, le projet ne change pas de mains.
Le groupe apporte sa musique, son travail, sa personnalité et son envie.
KRT apporte ses outils, son expérience et son implication.
S’investir, pas investir.
Votre identité est déjà là.
À nous de faire en sorte qu’on puisse enfin la voir.
